Pages d'écriture / 1997-98 / Séance "Zone" / Impressions

Retour à la proposition d'écriture


IMPRESSIONS ET COMMENTAIRES


[Difficultés] [Réussites]


     Séance proposée successivement dans les trois groupes (d'où le nombre important de textes). Pour tous, c'était la troisième séance d'écriture en classe.
     Précédemment, j'avais parlé de quelques événements de la vie d'Apollinaire, en insistant sur sa liaison avec le début du XXème siècle, et sur le sens que peut avoir l'écriture dans ce contexte.
     Dans les séances proprement dites, on a pris le temps de lire certains passages du texte, notamment à partir de "Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule". On a expliqué quelques images, avant de détailler la proposition et de passer à l'écriture.
     Une fois de plus, on a travaillé sur des feuilles A3 pliées en 9 (une phrase ou un morceau de texte par case).

Quelques difficultés :
  1. La première, c'est de passer au "tu". Toutefois, cela ne dure pas. Certains, au début, écrivent "je", puis corrigent. D'autres opèrent un glissement entre "je" et "tu" de temps en temps, et je les laisse faire ce qu'ils veulent (voir Zone : "Tu n'oses plus regarder tes mains et à tous moments je voudrais sangloter").

  2. La question de la fiction s'est posée, mais une seule fois : puisqu'on dit "tu", "il faut quand même mettre la vérité ?". Ma réponse a été de dire que de toute façon, personne ne pourrait le savoir, sinon le scripteur lui-même.

  3. Le passage à la lecture. Seuls quelques-uns osent le faire, mais globalement, on en reste sur la pudeur. Pour contourner, je ramasse un paquet, et c'est moi qui lis. L'effet est très différent. J'ai tout de même bon espoir (voir ci-dessous).


Quelques réussites tout de même :
  1. Plus de remarques sur un "sens du texte" supposé immanent, réservé au professeur, etc. ("j'comprends rien"). La perspective d'écriture accompagne peut-être la lecture. Le plaisir de lire sans avoir à répondre à des questions derrière y est aussi pour quelque chose.

  2. Presque plus de demandes sur l'orthographe, les accords, les normes dans la langue. L'intérêt se porte plus rapidement sur la recherche à tenter à partir de la proposition, que le langage attrappe. Ainsi quand une demande a lieu, c'est souvent pour un manque précise : "comment ça s'appelle déjà, là où on prend les billets au cinéma", etc.

  3. Intérêt croissant pour le travail, mesurable à quelques timidités surmontées : les élèves qui veulent lire leur texte se manifestent (notamment dans un groupe à la réputation excécrable), même s'ils restent peu nombreux. S'ils ne le font, ils me demandent de le faire, et l'on garde maintenant un moment de partage, qui semble attendu (puisque non obligatoire. On a donc le choix de lire, laisser lire, ou de refuser la lecture). Autre indice d'intérêt : la plupart des élèves me confient leur texte pour publication.

  4. En bref : on continue.


Cliquez ici pour remonter en haut de page




Cliquez ici pour d'éventuels commentaires