Quelques notes prises à l'issue d'une retraite de dix jours de méditation "vipassana" – la deuxième de ma vie, fin octobre 2024. La première, (l'année d'avant) m'avait appris qu'il se pouvait se passer dans le corps et l'esprit quelque chose de puissant qui remettait profondément en question ma manière de penser et de ressentir.
J'avais été bouleversé, au quatrième jour, après d'innombrables turbulences, de sentir mon esprit annihiler la douleur qu'on observe en soi : une sorte de pinceau, d'anneau magique, de circulation de l'esprit dans le corps. Le fameux "banga". Mais il fallait ENCORE apprendre à ne pas espérer cette libération à chaque méditation. Aussi, épuisé, j'avais simplement réussi à "tenir" les dix jours sans avoir le sentiment de réussir à "pratiquer", de circuler librement dans ce que la technique permet d'expérimenter. J'avais le sentiment d'être en face d'un truc du fond des âges, qui me demandait de faire allégeance. Cette deuxième fois, la pratique a réussi à entrer dans le jeu. Et m'a permis aussi d'apprendre à lui résister : premier pas, peut-être, vers un apprentissage un peu plus profond.
Les vingt-sept heures et quelques d’une porte à l’autre, les fuseaux horaires, les queues dans des interstices douaniers, le poids des valises dans les escaliers du métro pas prévu pour, ou sur des trottoirs pisseux… m’avaient éloigné un moment de toute forme de retour à la lenteur. Voilà pourtant plusieurs mois qu’il m’a paru indispensable de « sortir » d’un cinquantenaire questionnement par la pratique du journal intime.
Il faut souvent attendre près de quinze minutes à ce feu que tout le monde connaît trop bien pour s’y être régulièrement impatienté, et qu’on appelle « le feu de Rama 9 ». On sait, dans ce début de saison, qu’on va se mettre à dégouliner, imbiber sa chemise, son pantalon : le vent relatif qui empêchait jusque là de transpirer, lorsqu’on roulait, se change en entassement étouffant de tous contre chacun, dans l’air moite et pesant, dans la chaleur des moteurs brûlants, des corps immobiles et celle du soleil combinées.
Transcription en pdf de plusieurs articles : en temps de confinement COVID, en Thaïlande, on décompresse par des promenades le long des khlongs et ailleurs. Lecture intégrée au blog. Patience au chargement : le fichier fait environ 40 Mo.
Tentative d'écriture : souvenir de la mort d'un homme renversé sous mes yeux sur EDSA, à Manille — écrire pour essayer d’y comprendre quelque chose a posteriori, pour construire un cadre qui saisirait ne serait-ce qu'une bribe d'une insupportable mort, quotidienne et répétée sur les avenues d'Asie du sud-est.
Dans le train de retour de Hua Hin le 31/12/2008, au moment où commence le réveillon, le premier qu'on passe en Thaïlande. On ne le savait pas encore, mais ce serait aussi le jour de l'incendie du Santika.
Transcription (incomplète) par FeedBooks en fichier pdf d'un blog tenu au Liban en 2006-2007. Lecture intégrée à l'écran. Soyez patient(e)s pour le chargement, fichier de 15 Mo environ.
Nous savons la vertu des vraies valeurs, les proclamons
Nous savons aussi les laisser à leur place s'il le faut, nous arranger avec
Nous savons éviter tous les systèmes, nous disons le savoir et nous efforcer de penser (non pas « penser » : « nous efforcer » de le faire, parce que nous savons rester modestes, voyons, et savons le faire savoir