Lâchez tout, les profs !... sauf le dictionnaire
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Cet article est la reprise d'un ancien "post" sur Facebook, en réaction à une proposition de Vincent Lindon : confronter les ministres aux réalités des métiers au service desquels ils sont supposés se mettre. Sans m'en rendre compte, en l'écrivant d'une traite ou presque, je faisais le point sur une des expériences les plus marquantes de ma vie, et lui donnais une place ou une légitimité en dehors du simple souvenir. On n'appelait pas encore "EHPAD" (on devait être en 1991) un "hôpital maison de retraite".
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Quand on s’amuse à prendre le temps de répondre vraiment une sollicitation commerciale, en jouant l’idiot, pour voir jusqu’où ça ira… Finalement, de fil en aiguille, on finit par s’apercevoir que (ah ouais, quand même...), les emails professionnels qu’on recevait ou qu'on envoyait l’année d’avant, en tant que prof, sont détournés par des gens pleins d’intentions qu’ils qualifient probablement de bonnes – pourvu qu’elles soient intéressées. C’est à ce monde là, et surtout à cette langue-là, qu’on voudrait résister, en chatouillant un peu.
Tentative d'écriture : souvenir de la mort d'un homme renversé sous mes yeux sur EDSA, à Manille — écrire pour essayer d’y comprendre quelque chose a posteriori, pour construire un cadre qui saisirait ne serait-ce qu'une bribe d'une insupportable mort, quotidienne et répétée sur les avenues d'Asie du sud-est.
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Nous savons la vertu des concurrences
Nous savons la vertu des vraies valeurs, les proclamons
Nous savons aussi les laisser à leur place s'il le faut, nous arranger avec
Nous savons éviter tous les systèmes, nous disons le savoir et nous efforcer de penser (non pas « penser » : « nous efforcer » de le faire, parce que nous savons rester modestes, voyons, et savons le faire savoir
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